21.10.2009

L'industrie du déclassement

« Le ministère n’avait pas à satisfaire seulement les besoins du Parti, il avait encore à répéter toute l’opération à une échelle inférieure pour le bénéfice du prolétariat.

Il existait toute une suite de départements spéciaux qui s’occupait, pour les prolétaires, de littératures, de musique, de musique, de théâtre et, en général, de déclassement. Là, on produisait des journaux stupides qui ne traitaient presque entièrement que de sports, de crime et d’astrologie, de petits romans à cinq francs, des films juteux de sexualité, des chansons sentimentales composées par des moyens entièrement mécaniques sur un genre de kaléidoscope spécial appelé versificateur. Il y avait même une sous-section entière (appelée en novlangue, Pornsex) occupée à produire le genre le plus bas de pornographie. Cela s’expédierait en paquet scellés qu’aucun membre du Parti, à part ceux qui y travaillaient, n’avait le droit de regarder. »

 

George Orwell, 1984

 

 

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Agrippa

Commentaires

L'image est tirée de:

http://pdmp2k9.blogspot.com/

(très bon blog aussi, d'ailleurs)

Ecrit par : Gaël | 22.10.2009

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