15.12.2009

Bénigne Joly

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Bénigne Joly, Dijonnais de famille parlementaire, né en 1644, fut ordonné prêtre en 1672 ; docteur en Sorbonne, il subit durant son séjour à Paris, au collège de Navarre, l'influence de Vincent de Paul, du séminaire des Missions étrangères et de la Compagnie du Saint-Sacrement. Chanoine de Saint-Etienne de Dijon, il dispensa une immense charité en venant au secours de toutes les misères, matérielles et morales. Il faisait quotidiennement le catéchisme pour tous dans la chapelle Saint-Vincent. Il fut aumônier des prisons, institua la maison du Bon Pasteur pour être le refuge des filles de courte vertu. Il installa à Dijon les lazaristes et les Filles de la Charité. Par dessus tout, il s'occupa assidûment des malades de l'hôpital où, pour remplacer les hospitalières du Saint-Esprit en voie de s'éteindre, il créa en 1683 une congrégation qui, depuis trois cents ans, s'attache au soin des malades : les religieuses hospitalières de Notre-Dame de la Charité. Bref, il est le Vincent de Paul de Dijon. Il mourut en 1694 et a été déclaré Vénérable en 1909. Sa cause de béatification est, elle aussi, en attente.


Jean MARILIER, Histoire de l'Eglise en Bourgogne

16.11.2009

Les chrétiens de Terre Sainte

 

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Avec l'association Renaissance

Conférence du Général Bernard Fleuriot, Lieutenant de l’Ordre Equestre du Saint Sépulcre de Jérusalem

Mardi 24 novembre 2009, à 20h30.

Grand amphi du CUCDB, 69 Avenue Aristide Briand, Dijon

 


14.11.2009

Saint-Bénigne

12.11.2009

Qu'est-ce que des parents ?

 



« Adoption pour les homosexuels, gestation pour autrui, rapport Léonetti :
et l’enfant dans tout ça ? »



Conférence de Béatrice Bourges, de l’Association pour la Protection de l’Enfance (ASPE) ce Samedi 14 Novembre à 17h45.

Auteur de L'Homoparentalité en question: et l'enfant dans tout ça ? et représentante du Collectif pour la protection de l'enfance, regroupant plusieurs dizaines d'associations, elle a été consultée dans le cadre de divers rapports parlementaires et fit efficacement contrepoids au lobby "gay".



Elle aura lieu à l’adresse suivante :
LE KLUBE
Rue Fromentaux - 21121 AHUY / DIJON
Tél 03 80 53 03 00


Participation fixe aux frais de 5€ ; libre pour les étudiants, militaires et prêtres.

01.11.2009

La Vivre pour la Vie

Ce samedi 24 octobre, dans l'après-midi, et sous un beau soleil automnal, nous avons été une douzaine de jeunes camarades à distribuer des tracts dans les rues de Dijon pour la défense de la vie. Il s'agissait d'éveiller l'opinion publique sur ce sujet tabou qu'est l'avortement, dont on ne parle en fait que très peu. Seule réponse matérielle à l’angoisse d’un monde spirituellement perdu qui refuse la transmission de son héritage, et plus simplement et fondamentalement la transmission de la vie. Filles et garçons, armés de notre bonne humeur et d'un cœur vaillant, nous sommes allés à la rencontre d'une population pressée de faire ses achats du samedi, mais malgré tout souvent très réceptive. Les passants étaient surtout très étonnés de voir que l'on puisse ouvertement remettre en cause le sacro-saint acquis social de la loi Veil. Les plus jeunes nous recevaient souvent avec un sourire curieux qui traduisait un certain intérêt pour la question. Les personnes les plus agressives et les plus méprisantes étaient bien les vieux gourous du maintien de l'héritage 68, persistante chape de plomb pesant sur la société et refusant tout débat non conforme ; ces chantres de la tolérance qui interdisent toute idée allant contre le " consensus public ". C'est vrai, « il est interdit d'interdire » ... Sans oublier les quelques féministes qui ont pu nous aborder, ne supportant pas que l'on puisse s'interroger sur le bien-fondé de tuer sans contrainte, ce qui irait contre la liberté des femmes qui évidemment ne subissent jamais de pressions pour avorter ! A part cela, les résultats de l’opération sont très satisfaisants, et nous avons eu le sentiment de faire naître un embryon de réflexion chez ceux qui ne s’étaient jamais demandé si l’avortement était bien ou mal, étant simplement pour eux un fait ancré dans leur réalité, très banal et sans doute anodin, quelque chose de presque naturel. Un souffle vivifiant a parcouru les rues de la belle burgonde, promettant des actions prochaines encore plus réussies.
Enfin tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir. Et tant qu’il y aura de l’espoir nous serons là pour combattre l’idéologie mortifère sacralisée et le nihilisme ambiant. Qu’il soit entendu qu’il demeure une jeunesse de France qui a foi en l’avenir, force de vie au service du juste.



Mérovée de Thil

15.10.2009

Bob et l'euphorie d'un soir

 

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Socrate à Saint-Tropez, Istanbul à Bibracte, Bob Sin Clar à Saint-Michel



Le 4 septembre, l’été était déjà derrière nous, et ça faisait quelques semaines que la pub pour le cartable Star Ac’ nous martelait avec la rentrée. Heureusement, François Rebsamen et la mairie de Dijon  organisèrent le soir un concert gratuit, une sorte de fête de la fédération célébrant l’avènement de la nouvelle année civile. Le peuple était convié à applaudir Bob Sinclar a.k.a Chris the French kiss , apôtre de la French touch, mix house et disco. Si le roi de la pop était mort cet été, et si l’hospitalisation de Jonny Halliday avait fait frémir les français sur leurs plages ensoleillées, on fit grand place au Vicomte Sinclar pour son show. Certes, nous sommes encore loin de l’avant-gardisme de la mairie de Paris ( la province s’étant toujours montré trop plouc pour y être sensible, si vous ne me croyez pas demandez à BHL). Mais, la capitale des ducs de Bourgogne qui avait autrefois accueilli Mozart en juillet 1766, fit honneur à son hôte. Bob Sinclar, ou Saint Clar, se produisit avec succès sur la scène montée pour l'occasion Place de la Libération, anciennement Place Royale.


- Agrippa



Ce soir-là on fêtait en effet la rentrée civile, avec la venue sur  terre d'une sorte d'idole mystique du vacarme, alors qu'il fut un temps c'était à Pâques que l'année nouvelle commençait, avec la descente parmi les hommes du Fils réssucité. Aussi présent sur les lieux de l'euphorie générale, j'ajouterai que cela m'a véritablement fait l'effet d'une grande messe infernale où Bob aurait été une parodie sinistre de Jésus lui-même, avec ses cheveux longs et sa barbe, dont l'icône aurait été projetée sur un écran géant défigurant et écrasant l'église Saint-Michel. Un prophète investi de la mission céleste de faire délirer une foule transcendée par les vibrations tétanisantes et le bruit assourdissant. Une foule qui trouve son petit bonheur à boire des bières, à se compresser à l'étouffement et qui souvent, notez-le bien, non, ne vient pas pour admirer Bob ! Mais juste parce qu'il faut être à cet événement : En effet il ne s'en passe pas tant à Dijon ! Mais c'était bien, malgré tout. Ce concert faisait de l'animation, et puis laissait croire que l'on était pas si seul que cela !


- Mérovée de Thil

12.06.2009

Rameau ou le fleuron du classicisme français

rameau_dijon.JPGC’est aujourd’hui vers Jean-Philippe Rameau que j’ai décidé de tourner mon regard, ou plutôt mon oreille. Le célèbre compositeur classique était natif de Dijon, où une place lui est aujourd’hui consacrée, et cela a bien évidemment attisé le désir que j’avais de partager avec nos lecteurs mon ressenti à l’égard de son œuvre musicale.

            Je me souviens encore de la première fois où j’ai entendu l’une de ses pièces pour clavecin. Quelle félicité s’est alors emparée de moi, et quelle joie à la découverte de ces accents vibrants de vie et de gaieté ! Rameau, c’est tout un univers de senteurs, de lumières et d’émotions, dans lequel on ne peut entrer qu’émerveillé. Sa musique nous ouvre les portes d’un monde charmant et pittoresque, où tout ne serait que bonheur et plaisant. C’est avec talent qu’il fait vivre ce monde en notre esprit, et rien ne m’est plus agréable que de laisser voguer mon imagination sur le fleuve limpide de ses mélodies.

Cet artiste extraordinaire parvient, par le seul truchement d’une trame musicale savamment composée, à nous peindre de splendides tableaux aux odeurs de fruits d’été, de rosée printanière et de contes merveilleux, agrémenté d’une teinte d’exotisme. Ce de façon si réaliste, que l’on souhaiterait s’y perdre et y errer pour toujours, tantôt charmé par d’élégantes nymphes, tantôt terrifié par quelque grotesque créature.

Un compositeur de génie donc, qui dans une œuvre toute empreinte de spiritualité, parvient à concilier une imagination débordante avec une technique remarquable, fruit du classicisme français dont il incarne l’apogée. On ne peut se lasser de cet artiste, dont la richesse d’émotions et la maîtrise de la grammaire musicale ne cessent d’impressionner.

Les mots ne suffisent pas pour décrire les instants de pure beauté que j’ai pu vivre à l’écoute de ce compositeur, et voici donc quelques unes de ces délicieuses pièces pour clavecin, ici interprétées avec brio par Mordecai Shehori, un célèbre pianiste israélo-américain. Ces morceaux sont assez courts, donc parfaits pour vous donner un aperçu du style de Jean-Philippe Rameau. En guise de poursuite je vous invite à écouter son fameux opéra Les Indes Galantes, un incontournable du genre.

UD

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11.04.2009

Aimez vos ennemis !

etienne_binet.jpg"Le Seigneur vous a pardonné, faites de même à votre tour."

 

« C’est le propre d’un cœur extrêmement lâche et d’une âme fort basse, d’être vindicatif et de ne pouvoir digérer sa colère. Un bon estomac digère tout, et de tout tire du bon suc et du bon sang pour se nourrir ; l’autruche prend plaisir à manger les cailloux et les clous qu’on lui jette, et s’engraisse de tout cela. L’homme de bien tire du profit de tout nul ne lui fait plus de bien que ceux qui lui font beaucoup de mal.

Jamais vous ne savez mieux l'état de votre vie que par la bouche de votre ennemi, ni que par ses yeux de basilic qui vous empoisonnent en vous regardant d'un œil malin et tout plein de venin. Quand on demanda à saint François pourquoi Dieu permettait que, dans toutes les familles les plus saintes, il y eût toujours quelque malin esprit et quelque langue vipérine qui envenimait la candeur des autres, "parce que, dit-il, les bons sans les méchants ne sauraient être bons !"

Tant que l'amour de Dieu n'aura pas l'empire de votre cœur et que vous ne voudrez pas mollir votre courage pour pardonner à votre ennemi, soyez assuré que vos vertus ne seront pas vertus ; ou si elles le sont, ce seront des vertus turquesques et barbares, ce seront des vertus mortes et sans l'âme de la charité. Tout cela ne vous servira qu'à une plus grande confusion, et peut-être à une plus grande condamnation si vous n'y prenez garde. »

 

Etienne Binet (1569-1639), Pratique solide de l'amour de Dieu, ch. 23

 

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Reconnaissons que la plupart des insultes qui nous sont faites sont en général justifiées ! "Il n'y a que la vérité qui blesse..." Alors, plutôt que d'en tirer vengeance, pourquoi ne pas en profiter intelligemment pour grandir dans la vérité et l'humilité ?

" Jamais vous ne savez mieux l'état de votre vie que par la bouche de votre ennemi..." Commençons par l'en remercier, au moins dans notre cœur. Et comme il nous fait toucher du doigt la montagne d'orgueil qui nous habite, convertissons-nous : à l'exemple de Jésus, le chrétien passe alors de la condition de maître et seigneur à celle de serviteur. C'est à ce prix que nos vertus ne seront pas des performances supplémentaires ("turquesques et barbares !"), mais l'amour de Dieu vivant en notre cœur.

 

 

L’auteur :

 

Né à Dijon, Etienne Binet entre à 20 ans chez les Jésuites, alors exilés par Henri IV, après avoir été condisciple et ami de saint François de Sales à Paris. Il sera associé à côté de Jeanne de Chantal aux débuts de la Visitation dans la capitale, tout comme il sera mêlé à tous les grands épisodes du renouveau catholique parisien de l'époque.

Binet fut un prédicateur et un auteur à succès. Ses nombreux ouvrages d’éducation spirituelle au ton enjoué, sont tout à fait dans la ligne salésienne d’une sainteté à la portée de tous. Il touche à tous les sujets, dédramatise les cas de conscience, amuse ses lecteurs, bref, donne envie d’être chrétien.

Un auteur aussi sympathique que Binet ne pouvait pas plaire aux jansénistes, de plus en plus présents dans le paysage religieux français à partir de 1620. Pascal l’attaquera directement dans ses Provinciales. Sa Consolation et réjouissance pour les maladies, associant l’abandon salésien à une médecine digne de Rabelais, connaîtra un succès prodigieux, faisant de Binet l’un des spirituels les plus influents de son époque.

 

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Extraits de Carême pour les cancres, à l’école des saints 2009, pages 30-31.

UD