01.12.2011

Syrie : situation des chrétiens

24.10.2011

A nouveau dans l'arène...

 

<<La patience à supporter les offenses qui s'adressent à nous, c'est de la vertu ; mais rester insensible à celles qui s'adressent à Dieu, c'est le comble de l'impiété.>>

Saint Jean Chrysostome

 

03.07.2011

La marche des jeunes...

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01.07.2011

A quoi servent les Nations unies, le FMI, la Banque mondiale ?

L’économie ne fait pas société. C’est sans doute la redécouverte de ce début du siècle : nous ne sommes pas sortis de notre condition politique, qui s’appelle diversité externe de sociétés en quête de leur unité interne. Le politique va reprendre ses droits, politique comme capacité d’une société à se circonscrire et à s’identifier, comme capacité à choisir de l’extérieur ce qui la nourrit et la conforte, à rejeter ce qui dégrade ou menace son unité interne. Et il va reprendre ses droits contre les empires à prétention universelle, aussi bien l’empire américain messianique que l’empire conquérant de l’Islam ; la nation est la forme politique des sociétés modernes que la religion ne promet plus à la conquête du monde. Dans ce cadre, la fin de toutes les institutions construites après la seconde guerre mondiale est programmée.

A quoi servent les Nations unies, le FMI, la Banque mondiale ? Et qui, depuis dix ans, a entendu parler de l’OMC ? L’enjeu décisif des sociétés capables d’autonomie est la lutte contre la colonisation interne que le système financier entend réaliser, après le détournement gigantesque opéré à la faveur de la crise récente, une colonisation que servent si bien les grandes ONG et les fondations nord-américaines, dont la légitimité réside dans les fonds dont elles disposent, mais qui travaillent à déconstruire les sociétés où elles opèrent. Cet enjeu n’oppose pas, ou plus, un système à un autre ; il oppose ceux qui veulent s’affranchir de toutes règles, celles de la loi, du bon sens et de l’intérêt collectif, pour faire prévaloir leur seul intérêt particulier, partout, en toute circonstance et de toute manière, au nom du caractère sacré du contrat et de l’avènement de l’individu contre tout lien, toute appartenance et tout collectif, et ceux qui acceptent qu’au dessus de leur intérêt, du contrat et même du droit, il y ait la nation et l’Etat. Cet enjeu ne sera pas seulement pacifique ; les choses militaires, comme disait Péguy, sont d’une extrême importance. Cet enjeu sera d’abord, pour chaque société, la capacité à se connaître, à se choisir et à se préférer. A n’en pas douter, les ingrédients d’une future crise, qui confrontera le système financier anglo-américain à sa survie, sont déjà là. L’enjeu sera alors, pour chacun, dans la confusion entretenue, de connaître ses ennemis, de compter et de nommer les siens, et de choisir son camp !

Hervé Juvin, in « Eléments », numéro 139.

24.06.2011

J'aurais pu me taire...

25.05.2011

La vielle et l'épée... fine fleur de la chevalerie française

 

 

Du 28 avril au 26 septembre, le musée de Cluny, à Paris, présente une exposition intitulée l'épée. Usages, mythes et symboles. L'occasion pour Isabelle de Rancourt de revenir sur cet objet qui a traversé les âges et les civilisations.

expoepee.jpgDurandal, Joyeuse, Tizona1….que n’évoquent-ils pas pour nous, ces noms environnés de mythe et de la brume des temps, reflets d’un autre âge où l’honneur encore était de mise, et les passions viriles d’un peuple qu’habitaient la fierté et l’amour de sa race.
Ce sont ces noms que fait résonner pour nous le musée du Moyen Age, qui présente pour les mois à venir une très belle
exposition – « L’Epée. Usages, mythes et symboles » – quelques bribes éparses d’un passé cher à nos cœurs et qui palpite encore en nous, comme pour y vivifier les quelques étincelles que nous gardons de l’âme de nos pères. Le lecteur pardonnera sans peine l’excessive nostalgie de ces quelques lignes – sentiment familier à qui porte en lui l’irrémédiable passion de la France. On aime à s’attarder devant ces vestiges glorieux, des fragments du trésor de la tombe de Chilpéric, grenats cloisonnés d’or où l’on retrouve tout l’art de la métallurgie cher à nos ancêtres les « Barbares », à la lame fine et élégante de l’épée dite de Sainte Jeanne d’Arc, en passant par l’épée du dernier roi maure de Grenade, Boadbil, symbole de victoire de la chrétienté sur l’envahisseur musulman.


Mais plus qu’une collection d’armes de légende, ce que l’exposition cherche à présenter au public, c’est toute la charge symbolique que contient l’épée, arme du chevalier par excellence. L’épée est
présente à ce titre dans tous les moments forts de la vie civile et religieuse, que l’on pense au sacre des rois de France, au rituel de l’adoubement, ou encore à la transmission de fiefs par la remise d’un objet symbolique qui peut fréquemment être une épée. Exprimant force et courage, les fils de sa lame, parallèles et égaux, symbolisent la vertu de justice.

 Très fréquente dans l’iconographie, l’épée droite à deux tranchants devient, surtout lorsqu’elle est maniée par des personnages féminins, symbole fort de la lutte des vertus contre les vices, par opposition au sabre recourbé des orientaux qui représente le mal et les vices de façon générale. En effet l’épée, fortement associée à l’univers masculin, semble toutefois n’être pas le monopole de ce dernier : l’imagination médiévale est fortement marquée par des figures bibliques comme celle de Judith, ou historiques comme Lucrèce, dont le suicide à l’épée devient un modèle de vertu particulièrement impressionnant et noble, Sainte Geneviève – associée aux valeurs guerrières sinon à l’épée – ou Sainte Jeanne d’Arc. La littérature et l’iconographie expriment de façon récurrente ce rapprochement des valeurs féminines et guerrières : on pense par exemple au Speculum Virginum daté du XIIIème siècle, illustré de scènes du combat des vertus contre les vices, ou encore au Roman de la Rose où l’on trouve plusieurs figures féminines guerrières.

rose-d-or-musee-cluny.jpgOn aime tout particulièrement le rapprochement entre l’épée du roi Juan II de Castille, et la très belle et célèbre Rose d’Or de Minucchio da Sienna : la rose et le glaive, résumé saisissant de l’idéal du chevalier français, maniant les armes aussi bien que la rime, aussi ardent à pourfendre l’Infidèle qu’à conquérir sa dame. Tout ceci est bien idéaliste, voire caricatural, penserez-vous. Pourtant les exemples abondent de nobles lettrés sinon capables d’écrire de leur propre plume, amateurs des poèmes et chansons récités par les troubadours – nous pouvons recommander ici l’ouvrage tout récent de Martin Aurell, Le Chevalier lettré2 , qui dresse l’état du savoir et de la conduite de l’aristocratie aux XIIème et XIIIème siècles.


Une exposition en somme qui, sans afficher de grandes prétentions, n’en présente pas moins de façon très suggestive toute la mentalité d’une époque – puissions-nous en ressusciter les harmonies dans chacune de nos vies et, de proche en proche, regagner le terrain abandonné à la veulerie de ce siècle sans âme.

 

Isabelle de Rancourt

 

 

1. Tizona était l'épée du Cid Campeador, et par là symbole de la reconquête de l'Espagne sur les musulmans.
2. Martin Aurell Le Chevalier lettré, 2011, Fayard. Martin Aurell est également l'auteur d'un ouvrage joliment intitulé La Vielle et l'épée, analysant les rapports entre les troubadours et le pouvoir politique, dont nous empruntons le titre pour le présent article.

 

Source :  L'Acropole.info

23.05.2011

Chants orthodoxes et populaires russes

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28.04.2011

Nous savons maintenant que nous sommes mortelles

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Nous autres, civilisations, nous savons maintenant que nous sommes mortelles.
Nous avions entendu parler de mondes disparus tout entiers, d'empires coulés à pic avec tous leurs hommes et tous leurs engins; descendus au fond inexplorable des siècles avec leurs dieux et leurs lois, leurs académies et leurs sciences pures et appliquées, avec leurs grammaires, leurs dictionnaires, leurs classiques, leurs romantiques et leurs symbolistes, leurs critiques et les critiques de leurs critiques. Nous savions bien que toute la terre apparente est faite de cendres, que la cendre signifie quelque chose. Nous apercevions à travers l'épaisseur de l'histoire, les fantômes d'immenses navires qui furent chargés de richesse et d'esprit. Nous ne pouvions pas les compter. Mais ces naufrages, après tout, n'étaient pas notre affaire.
Élam, Ninive, Babylone étaient de beaux noms vagues, et la ruine totale de ces mondes avait aussi peu de signification pour nous que leur existence même. Mais France, Angleterre, Russie... ce seraient aussi de beaux noms. Lusitania aussi est un beau nom. Et nous voyons maintenant que l'abîme de l'histoire est assez grand pour tout le monde. Nous sentons qu'une civilisation a la même fragilité qu'une vie. Les circonstances qui enverraient les oeuvres de Keats et celles de Baudelaire rejoindre les œuvres de Ménandre ne sont plus du tout inconcevables : elles sont dans les journaux.



Paul Valéry, La Crise de l'Esprit (1919)

12.04.2011

La bave du crapaud n'atteint pas la blanche colombe !

21.03.2011

Christoph Hein : lecture publique

Lecture-rencontre avec l’écrivain allemand Christoph Hein et sa traductrice Nicole Bary à la Maison de la Rhénanie-Palatinat (Dijon, 29 rue Buffon), le 23 mars à 19h00.

Christoph Hein, est un écrivain allemand de renommée internationale. Il a reçu de nombreux prix dont récemment le Prix Eichendorff.

L'auteur lira des extraits de son dernier roman « Frau Paula Trousseau », paru en 2007 chez Suhrkamp et récemment traduit par Nicole Bary, sous le titre « Paula T., une femme allemande » aux Editions Métaillé.

Soirée organisée en coopération avec Les Amis du Roi des aulnes et le Goethe Institut, avec le soutien du Suhrkamp Verlag, Berlin.

Hein.jpgL'écrivain :


Christoph Hein est né en 1944 à Heizendorf en Silésie que sa famille quitta en 1945 pour s'installer dans une petite ville de Saxe. La RDA ne permit pas à ce fils de pasteur de fréquenter le lycée. Il fit donc des études secondaires dans un lycée de Berlin-Ouest (1958-1960), puis il rejoignit sa famille. Après la construction du Mur, la RDA refusa, avec la même logique, à celui qu'elle avait contraint à faire des études à Berlin-Ouest, l'inscription à l'université. Tour à tour monteur, libraire, garçon de café, journaliste, acteur et assistant de Benno Besson à la Volksbuhne, il put finalement étudier la philosophie et la logique à Leipzig et Berlin (1967-1971). Après ses études, il retourna au théâtre, à la Volksbuhne, d'abord comme conseiller littéraire, puis comme auteur maison. Il quitta ses fonctions en 1979 pour se consacrer complètement à l'écriture.

D'abord célèbre pour son oeuvre dramatique - il a écrit une vingtaine de pièces de théâtre - Christoph Hein est devenu du jour au lendemain un écrivain de renom avec la publication de ses premiers récits : Invitation au lever bourgeois en 1980 (Alinéa) puis L'Ami étranger en 1983 qui fut traduit en plus de quinze langues. Suivirent trois romans : La Fin de Horn en 1985, Le Joueur de tango en 1989, Le Jeu de Napoléon en 1993, un volume de nouvelles L'Exécution d'un veau en 1994 et de nombreux essais.  Ecrivain malmené par les autorités de la RDA, censuré dans son théâtre et dans ses romans, Christoph Hein est devenu dans les années 1980 une instance morale dans laquelle les citoyens critiques ou dissidents ont trouvé les nourritures intellectuelles qui leurs étaient nécessaires pour se libérer de la dictature. Ses interventions publiques en 1989, ses mises en garde contre l'euphorie qui suivit la chute du Mur, ses prises de parole dans l'Allemagne réunifiée en ont fait l'un des intellectuels allemands les plus importants à côté de Christa Wolf et de Günter Grass.