05.11.2009

Bagpipe !

HISTOIRE DE LA CORNEMUSE

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L’Antiquité :

La cornemuse a une longue et honorable histoire qui remonte aux débuts des civilisations, car c’est l’un des plus anciens instruments de musique joué par l’homme. L’instrument est probablement originaire d’ancienne Egypte où une simple chalémie primitive et un bourdon (drone) étaient associés. Ces derniers furent attachés par la suite à un sac de peau alimenté en air par un troisième tuyau : le porte-vent (blow-pipe) donnant ainsi naissance à une forme primitive de l’instrument que nous connaissons aujourd’hui. Ce genre de cornemuse fut joué par les Grecs et les Romains et se dispersa à travers toute l’Europe d’abord par les premiers Celtes et ensuite par les invasions romaines.



Le Moyen-âge :


Toujours dans sa forme simple, la cornemuse a continué à être populaire à travers les siècles durant le Moyen-âge. C’était l’un des instruments les plus communs dans les pays du
de l’Ouest, du Sud et du centre de l'Europe. Il était particulièrement affectionné des troubadours qui lui ont apporté de nombreuses mélodies jouées par la suite. Beaucoup d’évolutions ont été apportées à l’instrument ultérieurement, parfois avec une échelle de notes plus importante, parfois avec un soufflet tenu sous l’autre bras, remplaçant ainsi le porte-vent. Ces instruments dont il est difficile d’évaluer les degrés de cousinage, restèrent populaires jusqu’au XVIIIème siècle. Mais lorsque les villes s’agrandirent et que l’exode rural dépeupla les villages, la musique devint une activité d’intérieur et des formes élaborées de l’instrument se sont créées, ce qui décima l’instrument original sur presque tout le continent européen. Cependant beaucoup de minorités ont quand même perpétué la tradition locale sauvant ainsi leur cornemuse. C’est le cas par exemple de la Bretagne, de l’Italie du Sud et des Balkans où la forme originelle simple de l’instrument changea peu…


En Grande-Bretagne :

A l’exception des Highlands d’Ecosse, la cornemuse subit le même sort que sur le continent. Elle arriva avec les Celtes et les Romains et prospéra pendant des siècles, c’était un instrument des gens du peuple. On en jouait durant les mariages, les fêtes de plein air, les foires et d’autres sortes de processions ou réjouissances, on l’a décrite dans beaucoup de livres de tous genres, des pièces de Shakespeare aux ballades campagnardes. Les gravures et les sculptures sont également nombreuses. Des formes élaborées de l’instrument devinrent très populaires dans le Sud de l’Ecosse, en Northumbrie et en Irlande. Mais partout ailleurs, l’instrument disparut au début du XVIIIème siècle, sauf dans les Highlands.




Dans les Highlands d’Ecosse :

Son histoire est cependant différente, les Romains n’y sont jamais parvenus. Mais cette musique martiale arriva tout-de-même à s'y exporter, rappelant les esprits guerriers des habitants, et la cornemuse remplaça leur harpe. Les Highlands étaient le lieu parfait pour jouer à l’extérieur, loin des zones urbanisées. La forme originelle de l’instrument, avec un sac et un chalumeau (chanter), un porte-vent et un bourdon est restée telle qu’elle jusqu’en 1500 où un second bourdon fut ajouté. Quant au troisième et dernier, le grand bourdon ou bourdon basse, il fut ajouté 200 ans plus tard, vers 1700.
La cornemuse fut intégrée au système de clans Ecossais et chaque chef posséda son propre sonneur attitré, descendant lui-même de sonneurs : c’était une affaire héréditaire. Le clan avait aussi son collège, où l’on enseignait le «Ceol Mor» ou «Piobaireachd», musique classique de la cornemuse.
Le plus connu de ces collèges était celui des MacCrimmons à Borreraig, sur l’île de Skye. Les descendants des MacLoeds de Dunvegan y enseignèrent durant plus de 200 ans et composèrent des chef-d’œuvres, dont nous possédons encore la plupart. Des joueurs de de tous les Highlands y venaient.
Après 1745 et l’insurrection des Jacobites, la cornemuse fut interdite en Ecosse. Les collèges fermèrent et les familles de joueurs s’éparpillèrent. L’instrument était à cette époque en danger et menacé de disparaître dans beaucoup d’autre lieux. La transmission orales du Piobaireachd et l’art de jouer n’ont heureusement pas été oubliés, car c’est à cette époque que certains sonneurs décidèrent de collecter le Coel Mor et de l’écrire, alors qu’il n’était transmis qu’oralement jusque-là. Maintenant, il y a quelques centaines de pièces de Piobaireachd publiées.
Des «Highlands Societies» se sont constituées à Londres, Edimbourgh et ailleurs dans le but de garder les traditions de vie qu’il y avait dans les Highlands. Ce sont ces sociétés qui ont instauré des compétitions musicales.
La cornemuse est aussi devenue l’instrument préféré des soldats Ecossais qui étaient de plus en plus nombreux à être appelés dans l’armée britannique. Tout cela a contribué à faire revivre et répandre la popularité de l’instrument. Aujourd’hui, la cornemuse des Highlands est présente sur tous les continents où les Ecossais ont voyagé.

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Douze Highlanders et une cornemuse forment une rébellion.

 

 

 

Griffen MacGregor

03.11.2009

Le signe de la Bête

Caméras de surveillance, fichiers, espionnage des ordinateurs et moyens de communication, l'oeil de Big Brother était déjà grand ouvert, nous le savions ; et maintenant " passe navigo " de dernière génération et puce électronique sous la peau pour faciliter vos achats et toutes vos actions du quotidien. Plus rien ne devra lui échapper. Voilà qui pourrait nous rappeler certaines paroles :


« Par ses manoeuvres, tous, petits et grands, riches ou pauvres, libres et esclaves, se feront marquer sur la main droite ou sur le front, et nul ne pourra rien acheter ni vendre s'il n'est marqué au nom de la Bête ou au chiffre de son nom. » Jean, Ap 13-16

 

 

Mérovée de Thil

01.11.2009

La Vivre pour la Vie

Ce samedi 24 octobre, dans l'après-midi, et sous un beau soleil automnal, nous avons été une douzaine de jeunes camarades à distribuer des tracts dans les rues de Dijon pour la défense de la vie. Il s'agissait d'éveiller l'opinion publique sur ce sujet tabou qu'est l'avortement, dont on ne parle en fait que très peu. Seule réponse matérielle à l’angoisse d’un monde spirituellement perdu qui refuse la transmission de son héritage, et plus simplement et fondamentalement la transmission de la vie. Filles et garçons, armés de notre bonne humeur et d'un cœur vaillant, nous sommes allés à la rencontre d'une population pressée de faire ses achats du samedi, mais malgré tout souvent très réceptive. Les passants étaient surtout très étonnés de voir que l'on puisse ouvertement remettre en cause le sacro-saint acquis social de la loi Veil. Les plus jeunes nous recevaient souvent avec un sourire curieux qui traduisait un certain intérêt pour la question. Les personnes les plus agressives et les plus méprisantes étaient bien les vieux gourous du maintien de l'héritage 68, persistante chape de plomb pesant sur la société et refusant tout débat non conforme ; ces chantres de la tolérance qui interdisent toute idée allant contre le " consensus public ". C'est vrai, « il est interdit d'interdire » ... Sans oublier les quelques féministes qui ont pu nous aborder, ne supportant pas que l'on puisse s'interroger sur le bien-fondé de tuer sans contrainte, ce qui irait contre la liberté des femmes qui évidemment ne subissent jamais de pressions pour avorter ! A part cela, les résultats de l’opération sont très satisfaisants, et nous avons eu le sentiment de faire naître un embryon de réflexion chez ceux qui ne s’étaient jamais demandé si l’avortement était bien ou mal, étant simplement pour eux un fait ancré dans leur réalité, très banal et sans doute anodin, quelque chose de presque naturel. Un souffle vivifiant a parcouru les rues de la belle burgonde, promettant des actions prochaines encore plus réussies.
Enfin tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir. Et tant qu’il y aura de l’espoir nous serons là pour combattre l’idéologie mortifère sacralisée et le nihilisme ambiant. Qu’il soit entendu qu’il demeure une jeunesse de France qui a foi en l’avenir, force de vie au service du juste.



Mérovée de Thil

31.10.2009

Européens, libres, fiers, enracinés et solidaires !

Nous y étions !

21.10.2009

L'industrie du déclassement

« Le ministère n’avait pas à satisfaire seulement les besoins du Parti, il avait encore à répéter toute l’opération à une échelle inférieure pour le bénéfice du prolétariat.

Il existait toute une suite de départements spéciaux qui s’occupait, pour les prolétaires, de littératures, de musique, de musique, de théâtre et, en général, de déclassement. Là, on produisait des journaux stupides qui ne traitaient presque entièrement que de sports, de crime et d’astrologie, de petits romans à cinq francs, des films juteux de sexualité, des chansons sentimentales composées par des moyens entièrement mécaniques sur un genre de kaléidoscope spécial appelé versificateur. Il y avait même une sous-section entière (appelée en novlangue, Pornsex) occupée à produire le genre le plus bas de pornographie. Cela s’expédierait en paquet scellés qu’aucun membre du Parti, à part ceux qui y travaillaient, n’avait le droit de regarder. »

 

George Orwell, 1984

 

 

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Agrippa

18.10.2009

La Peur du Silence

 « La bouche garde le silence pour écouter parler le cœur. » Alfred de Musset

 

            Il est un mal étrange qui ronge nos sociétés : la peur du silence. Notre époque est plongée dans un tourbillon de bruit dont il est difficile de sortir, et quand cela arrive, le silence est ressenti comme un vide. Parce que la technique, le « progrès » sous le signe du quel sont placées les civilisations modernes, ça fait du bruit. Que dire en effet de la vie citadine, qui est le lot d’une écrasante majorité en France, si ce n’est qu’il n’est rien de plus bruyant ? Le ronronnement ininterrompu des moteurs, le chuintement indistinct des pneus sur l’asphalte, le tintamarre des klaxons aux heures de pointe… L’insipide musique de supermarché déversée à pleins flots à tous les coins de rue, les basses qui sourdent depuis les boites de nuit, les baladeurs à plein volume dans la rue… Nous sommes imbibés de son à n’en plus pouvoir, comme si la vie moderne nous pressait dans un étau sonore.

            On veut toujours plus, plus vite. L’idéal semble même de pouvoir faire plusieurs  choses en même temps (n’oublions pas que le temps, c’est de l’argent.). Pour ne prendre qu’un exemple, celui de la musique : elle n’est plus vue comme un art, mais comme un « bouche-trou » sonore. Elle permet de ne plus penser à rien, d’oublier le reste du monde. En bref elle aurait deux utilités : la première, celle d’offrir une distraction. Une distraction au sens pascalien du terme, c'est-à-dire qui nous éloigne de nous-mêmes et de notre misérable condition humaine. La deuxième, c’est celle de nous enfermer dans notre sphère individuelle, pour mieux se concentrer. Mais pas au sens de faire appel à nous facultés intellectuelles. Au sens de se ramener sur soi, sur cet ego superficiel, juste entre notre cœur et les autres, ou il n’y a rien qui fait peur, rien qui agresse.

            Quant à la beauté artistique de la chose, eh bien… Elle est souvent mise de côté. On préfère la quantité à la qualité. Il y en nous comme un vide à combler, et en préférant le bruit et la distraction au silence, on se range sur le plan de l’avoir et non sur celui de l’être. L’image curieuse de la pénétration des écouteurs du baladeur dans les oreilles est assez intéressante, car un vide physique est en l’occurrence réellement comblé. C’est encore plus flagrant dans le cas des casques, qui enserrent la tête et enferment dans une bulle cotonneuse confortable, où l’on pense pouvoir se trouver enfin seul.

            La musique joue aujourd’hui un autre rôle, dont je n’ai pas parlé jusqu’à présent. Bien sûr, le chant à toujours été un lien social fort : par sa virilité et son entrain, il donne courage et force aux guerriers avant la bataille. Par l’émotion de sa voix et ses accents vibrants, il peut susciter des élans spirituels de joie et d’amour. Mais à présent, c’est autour de la musique d’un autre, celle d’un « artiste » que l’on se retrouve. Partager ses goûts musicaux est encore le meilleur moyen de se faire des amis si l’on est jeune. On assiste à une réelle prostitution de l’art, dans sa consommation de masse grâce aux moyens modernes (CD, Internet, Mp3, etc.) et dans l’identification à un groupe qu’il permet. L’art musical est devenu démocratique, et personnalisable : la mode est de créer ses playlists afin de revendiquer son appartenance à un groupe social. Enfin quelle est cette manie de vouloir s’approprier l’art, de souhaiter l’avoir pour soi, et d’en engranger un maximum pour se faire reconnaître socialement ?

            Mais quelle est la raison de ce fourmillement d’informations sonores, de cette complexité, de cet enchevêtrement monstrueux ? Le bruit n’est il pas un moyen de se détourner de l’essentiel ? Car enfin il n’est qu’une chose matérielle et superficielle, qui enrobe peut-être joliment les choses, mais qu’il faut briser pour arriver à l’important. Cette dictature du bruit est, j’en suis convaincu, une solide barrière au recueillement et au spirituel. Quel est le meilleur moyen de détruire une vie spirituelle, si ce n’est de la saouler, de l’assommer de distractions ? Pourquoi le silence fait-il si peur aujourd’hui ? Sans doute parce que lui seul permet de rentrer au plus profond de soi-même, et de s’interroger sur ce dont on est fait.

            A l’heure où l’on préfère parler pour ne rien dire, le silence est devenu un gros mot. Avant, on disait : « Pas de nouvelles, bonne nouvelle ! ». Maintenant, le silence est vu comme une injure, un mépris. Même en politique, car nos sociétés démocratiques se doivent d’informer leurs citoyens, afin qu’ils se considèrent comme participants de la vie politique de la cité.

            Ne nous laissons pas emporter par le bruyant tourbillon de cette culture de mort et d’oubli. Sachons goûter la valeur du silence, et le voir comme la plus belle des musiques. Disons-nous bien qu’au final, il n’est rien de plus complet sur la Terre.

 

« La parole est d’argent, le silence est d’or. […]Le silence est le remède à tous les maux. » Le Talmud

U.D.

17.10.2009

Ton arrière arrière grand père...


Mes Aieux - Dégénerations

16.10.2009

Hé ho camarade !

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15.10.2009

Bob et l'euphorie d'un soir

 

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Socrate à Saint-Tropez, Istanbul à Bibracte, Bob Sin Clar à Saint-Michel



Le 4 septembre, l’été était déjà derrière nous, et ça faisait quelques semaines que la pub pour le cartable Star Ac’ nous martelait avec la rentrée. Heureusement, François Rebsamen et la mairie de Dijon  organisèrent le soir un concert gratuit, une sorte de fête de la fédération célébrant l’avènement de la nouvelle année civile. Le peuple était convié à applaudir Bob Sinclar a.k.a Chris the French kiss , apôtre de la French touch, mix house et disco. Si le roi de la pop était mort cet été, et si l’hospitalisation de Jonny Halliday avait fait frémir les français sur leurs plages ensoleillées, on fit grand place au Vicomte Sinclar pour son show. Certes, nous sommes encore loin de l’avant-gardisme de la mairie de Paris ( la province s’étant toujours montré trop plouc pour y être sensible, si vous ne me croyez pas demandez à BHL). Mais, la capitale des ducs de Bourgogne qui avait autrefois accueilli Mozart en juillet 1766, fit honneur à son hôte. Bob Sinclar, ou Saint Clar, se produisit avec succès sur la scène montée pour l'occasion Place de la Libération, anciennement Place Royale.


- Agrippa



Ce soir-là on fêtait en effet la rentrée civile, avec la venue sur  terre d'une sorte d'idole mystique du vacarme, alors qu'il fut un temps c'était à Pâques que l'année nouvelle commençait, avec la descente parmi les hommes du Fils réssucité. Aussi présent sur les lieux de l'euphorie générale, j'ajouterai que cela m'a véritablement fait l'effet d'une grande messe infernale où Bob aurait été une parodie sinistre de Jésus lui-même, avec ses cheveux longs et sa barbe, dont l'icône aurait été projetée sur un écran géant défigurant et écrasant l'église Saint-Michel. Un prophète investi de la mission céleste de faire délirer une foule transcendée par les vibrations tétanisantes et le bruit assourdissant. Une foule qui trouve son petit bonheur à boire des bières, à se compresser à l'étouffement et qui souvent, notez-le bien, non, ne vient pas pour admirer Bob ! Mais juste parce qu'il faut être à cet événement : En effet il ne s'en passe pas tant à Dijon ! Mais c'était bien, malgré tout. Ce concert faisait de l'animation, et puis laissait croire que l'on était pas si seul que cela !


- Mérovée de Thil

30.09.2009

Le romantisme allemand

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Personne, je crois, n’a parlé de l’Allemagne avec plus d’enthousiasme que les romantiques français. Il faut pour s’en convaincre lire les lettres qu’Edgar Quinet envoyait à sa mère depuis Heidelberg. Le plus étrange, c’est que presque personne ne savait alors l’allemand en France, pas même Mme de Staël qui a le plus contribué à faire connaître l’Allemagne. Musset déclare : « Le romantisme est la fille de la poésie allemande » et Nodier voit « dans cette merveilleuse Allemagne » la dernière patrie de la poésie. Pour Victor Hugo, « La France et l’Allemagne sont essentiellement l’Europe : l’Allemagne est le cœur et la France la tête. » , S’il n’était pas Français, il voudrait être Allemand. Lamartine écrivit un jour à un ami séjournant à Francfort : « Tu es heureux d’être forcé d’apprendre l’allemand. Tout considéré il n’y a plus que cette nation qui pense. Toute l’Europe recule et ils avancent : mais ils iront plus loin que nous n’avons été, parce que chez eux tout repose sur un principe vrai et sublime : Dieu et l’Infini. »

Image : Caspar David Friedrich, Le Voyageur contemplant une mer de nuages.